1 - INVESTIR DANS LES COMPÉTENCES HOSPITALIÈRES POUR AMÉLIORER LE QUOTIDIEN DES SOIGNANTS

Sur les fonctions d’expertise et d’encadrement des métiers administratifs, logistiques, techniques et informatiques, le secteur hospitalier souffre d’un manque de visibilité et de la concurrence avec le secteur privé. En ce sens, il paraît essentiel de proposer des rémunérations plus en prises avec la réalité du marché du travail dans certaines filières de métiers concurrentielles et pour les attachés d’administration hospitalière. Au sein des GHT, des recrutements ou des mutualisations de compétences rares doivent être favorisés.

En outre, dans le contexte d’importants efforts demandés pour contenir la masse salariale qui les ont conduits à prioriser les services de soins, les établissements n’ont pas été encouragés à investir dans ces nouvelles compétences. À l’heure où la transition écologique demande de décarboner les activités hospitalières, sur la filière logistique (blanchisserie, stérilisation, gestion des déchets, restauration, transports…), ou sur la filière technique (énergies, espaces verts, marchés de travaux…), un changement de paradigme est nécessaire.

2 - PROPOSER DES PARCOURS PROFESSIONNELS À TOUTES ET À TOUS

Les hôpitaux publics, souvent premiers employeurs de leur commune, de leur département, voire de leur région, tiennent un rôle clé dans leur territoire et bassin d’emplois au-delà de leur cœur de métier d’accueil des patients. Composés de viviers importants de professionnels de catégorie C, gestionnaires et ouvriers, les établissements peuvent participer à la promotion sociale dans leur recherche de compétences spécifiques.

En ce sens, pour attirer et fidéliser ces professionnels, il serait nécessaire de simplifier les modalités d’organisation des concours permettant la titularisation, de soutenir l’apprentissage, et de financer des dispositifs de type « étude promotionnelle » pour des professionnels de catégorie C, y compris pour des nonsoignants.

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